Ken, Fist of the blue sky

Origine : Japon -2001

  • Type : Seinen
  • Genres : Action, Aventure
  • Dessin : Tetsuo HARA
  • Scénario: BURONSON
  • Éditeur VO : Shinchôsha
  • Éditeurs VF : Panini
  • Nb volumes VO : 22 (terminé)
  • Nb volumes VF : 22 (terminé)
  • Adapté en animé: Souten no ken (2006)

Ken, Fist of the blue sky

 

Que l’on mette les choses au poin »g ». Il est temps de vous révéler un grand secret. Je suis un initié aux célèbres techniques du haut couteau de cuisine, et du manteau de fourrure. Grâce à cet art, on peut faire exploser quelqu’un à l’aide de simples pressions aux bons endroits de son corps : ça explique pourquoi mon Dr.Maboul faisait autant de bruit. Mais que… je me sens tout patraque…

-Tu ne le sais pas encore mais ton intro est déjà morte !

-Muuh c’est bizarre, j’ai dit bizarre ? Oui c’est très bizarre… Raaaaaaaaaah !

 

Shanghai, 19XX. Particulièrement bien retranscrite, remplie d’inégalités, la ville est divisée entre la concession Française, la concession internationale et les quartiers Chinois. La grande force de Souten no Ken réside dans son contexte historique ou sur la situation géopolitique de l’époque sur laquelle il s’attarde. Cela permet donc d’amener des concepts intéressants, comme la nécessité de protéger la liste des œuvres convoitées par les Nazis, ou le projet de certains personnages de construire un État pour les exilés de la guerre.

 

L’autre grand point fort de ce manga, réside dans le charisme des personnages, et tout particulièrement celui de son protagoniste principal : Kenshiro Kasumi. Vivant au Japon, il est le 62ème héritier du Hokuto Shinken, un art martial redoutable originaire de Chine. Il possède une personnalité atypique : frimeur, joueur, drôle et délicieusement provocateur. On se surprend à suivre avec impatience sa prochaine phrase percutante qui fera « mouche » (Tu ne le sais pas encore mais tu es déjà mort) ! Juste avant de battre son adversaire à coups d’onomatopées (et surtout de coups de poings et de pieds) cultes tel que « ATATATATA…ATAAAAH ! » donnant un sentiment jouissif durant la lecture.

Les dessins sont extrêmement beaux, le trait est très fin, les ombres particulièrement travaillées et réussies. Tetsuo Hara s’applique plus que jamais dans ses personnages qui sont gigantesques, forts et majestueux. Ajoutez à cela de nombreuses explications sur les techniques (aussi farfelues soient-elles) et un découpage dynamique, ce qui donne des scènes de combats très lisibles intégrées à une narration palpitante.

 

Au final, un très bon manga de combat injustement méconnu par rapport à son aîné, Hokuto no Ken, que je vous conseille de lire également !

 

Par François Solid

 

Le saviez-vous ?

 

En 2001 (date du début du manga, et plus de 10 ans après Hokuto No Ken) Tetsuo Hara a 40 ans, mais il est déjà affecté par un défaut fort embêtant pour un mangaka : une cornée conique. Ce défaut normalement rédhibitoire l’obligeait à dessiner encore et encore pour arriver à un résultat qui lui semblait bon. Par manque de chance, lors de la parution des derniers tomes du manga, Tetsuo Hara a eu une nouvelle mauvaise surprise : une presbytie qui mettait un frein définitif à ses talents de dessinateur. Enfin pour un temps du moins, puisqu’il reprit du service en 2011 pour une nouvelle série sur Oda Nobunaga.

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